Il y a des moments où une famille pense que le plus difficile est déjà derrière elle.
Donner naissance à un enfant, entendre son premier cri, le prendre dans ses bras et espérer simplement rentrer un jour à la maison avec lui.
Mais au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé, une famille vit depuis quelques jours une épreuve que personne ne devrait avoir à connaître : son nouveau-né a disparu dans l’enceinte même de l’hôpital.
Le drame s’est produit le jeudi 17 septembre 2026, dans le service de maternité du CHU, situé à Tokoin. Selon les explications données par la direction de l’établissement, une femme dont l’identité n’est pas encore établie se serait introduite dans une salle d’hospitalisation aux environs de 11 heures. Elle aurait profité d’un bref moment d’absence de la personne qui surveillait le bébé pour prendre l’enfant et quitter les lieux.
Une mère qui attendait simplement de retrouver son enfant
Derrière les termes « disparition », « enquête » ou « suspecte », il y a surtout une mère.
Une mère qui, au moment où son enfant disparaissait, ne pouvait probablement pas imaginer qu’elle ne le retrouverait plus à l’endroit où elle venait de le mettre au monde.
Il y a également une famille entière plongée dans l’attente, les questions et l’inquiétude.
Où est l’enfant ?
Qui l’a emporté ?
Pourquoi ?
Et surtout : est-il en sécurité ?
Ce sont désormais les questions auxquelles les enquêteurs doivent apporter des réponses.
Une disparition qui interpelle
Dès que l’absence du nouveau-né a été constatée, les accès au CHU ont été verrouillés afin de faciliter les premières vérifications. La gendarmerie a également été saisie et les recherches ont été engagées.
La direction de l’hôpital a annoncé le renforcement des mesures de sécurité et a appelé le personnel, les patients et leurs accompagnants à davantage de vigilance.
Mais cette affaire pose une question qui dépasse cette seule famille :
Comment un nouveau-né peut-il disparaître d’une maternité sans que personne ne puisse immédiatement empêcher sa sortie ?
Cette question devra être examinée avec sérieux, sans accuser qui que ce soit avant les conclusions de l’enquête.
La sécurité dans les maternités en question
Une maternité n’est pas un lieu ordinaire.
Des femmes viennent y donner la vie. Des nouveau-nés, encore totalement dépendants des adultes, y passent leurs premières heures ou leurs premiers jours.
La sécurité devrait donc être une priorité absolue.
Contrôle des entrées et sorties, identification des accompagnants, surveillance des couloirs, organisation du personnel : chaque détail peut compter lorsqu’il s’agit de protéger un enfant.
L’objectif n’est pas de transformer les hôpitaux en lieux fermés où les familles ne peuvent plus circuler librement. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre l’accueil des patients et la protection des personnes les plus vulnérables.
Une famille qui attend des réponses
Pour l’heure, l’essentiel reste de retrouver le bébé et d’établir exactement ce qui s’est passé.
La personne soupçonnée n’a pas encore été identifiée publiquement et les circonstances précises de la disparition doivent encore être établies par les enquêteurs.
Dans ce genre d’affaire, les rumeurs peuvent rapidement faire plus de mal que de bien.
Chaque information non vérifiée peut alimenter l’angoisse de la famille et compliquer le travail des enquêteurs.
Ce que tout le monde espère désormais, c’est une seule chose :
que cet enfant soit retrouvé sain et sauf.
Et qu’au terme de l’enquête, les responsabilités soient clairement établies.
Car dans une maternité, un enfant ne devrait jamais devenir une silhouette que l’on cherche.
Il devrait être dans les bras de sa mère.
Aujourd’hui, une famille attend son retour. Et tout un pays attend des réponses.










